mardi 23 juin 2015

X-Men, First Class (Le commencement)



Après un troisième opus raté et un spin-off inutile, la saga X-Men passe par un petit lifting et un retour aux sources via la caméra de Matthew Vaughn. Ce dernier remonte jusqu'aux enfances de Charles-Xavier et Magneto et la création des X-Men en ces temps troubles de la Guerre Froide. Si CaptainAmerica The Winter Soldier était un bon film de super héros (toujours le meilleur à mes yeux), X-Men First Class est purement et simplement un bon film. Intrigue, personnages, réalisation, réflexion existentielle, la FOX nous livre un film maitrisé à tous les niveaux.
  
Pour commencer, la première partie du film est une série d’études psychologiques plus qu’un réel film de super héros. On y évoque, à tour de rôle, le fait d’être différent, d’être accepté pour sa différence, de devenir adulte, de faire des choix (entre le bien et le mal), d’entretenir une amitié, de contrôler ses capacités. C’est assez inhabituel pour le genre, et c’est plutôt plaisant et fluide. Mais la vraie réussite du film se trouve dans la mise en scène et la réalisation de Vaughn, c'est là que tout son bonheur se ressent et qu'il est communicatif. Il sait bien prendre son temps lorsqu'il le faut, notamment pour travailler ses personnages et les relations entre eux, et accélérer le rythme lors des moments propices. Il alterne légèreté, humour, sensualité et petit coup de folie, donnant de l'intérêt et de la tension à son film. Sans en faire trop, il retranscrit bien l'ambiance des années 1960 et livre des scènes d'action belles sans faire dans le spectaculaires, à l'image du final.

J’ai aussi particulièrement apprécié le scénario du film. En effet, j’ai trouvé l’intégration historique de l’intrigue remarquable, certes simple (Guerre Froide et IIIème guerre mondiale), mais intelligente et intelligible. Le projet de destruction du méchant est bel et bien « diabolique » et le parallèle juifs/mutants fait par Fassbender AKA Magnéto est assez « marrant » (on comprendra l’utilisation des guillemets…). A la longue liste des réussites du film, on peut également ajouter le casting quasi-parfait. Fassbender joue un Magnéto de grande classe, bénéficiant de scènes de qualité (le bar, la partie d’échec, le déplacement de la parabole…). James McAvoy, jeune Professeur X, est une belle incarnation du « bien » et un très bon en guide spirituel. Enfin Kevin Bacon interprète magistralement le rôle du méchant, donnant à ce dernier profondeur et épaisseur, faisant du vilain une vraie réussite, à l’inverse des Marvel aux super-vilains plats et sans saveur.    

Voici ce que nous sommes en droit d’attendre d’un blockbuster : un film intelligent et divertissant. Mais surtout un film qui respecte l’univers auquel il appartient, à l’inverse de JurassicWorld qui, en plus d’être une machine à fric rempli de clichés, niait totalement l’essence de son propos : « la nature est incontrôlable ».

4/5

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